What is Love ?
Je suivais Hatsu sentant périodiquement sa main serrer un peu plus fort, pour s'assurer que
je le suivais toujours. Nous défilâmes à travers gens, les obligeant à s'écarter, nous forcions le passage, poussions pour passer devant. Et enfin nous entrâmes dans un énorme centre commercial
souterrain, aux incalculables étages, débordant d'humains entassés pour acheter une illusion de liberté, de choix. Il m'emmena devant un appartement locatif. Le genre d'appartement que l'on loue
pour la nuit, quand on a une soirée à faire ou des gens à impressionner. Il inséra sa Creds Card et la porte s'ouvrit. Nous découvrîmes un salon confortable, tout à disposition du locataire. Le
frigo était plein, la machine à café prête à faire son bruit singulier, le bar prêt à être ouvert.
"Nous y serons tranquilles pour la nuit au moins. Une bonne douche me tenterait, tu viens ?
Je souris à sa proposition.
- Avec joie et enthousiasme !"
Ainsi je le suivais dans une magnifique salle de bain à usage unique. Hatsu commençait à se dévêtir devant moi, faisant volontairement glisser ses vêtements sur sa peau,
jouant avec la sensualité de ses gestes, ce qui avait pour effet de me mettre en appétit. J'ôtais à mon tour mes habits, mais en restant consciencieusement dos à Hatsu. Quand je fus nu
complètement, je sentis une main se poser sur ma hanche droite. Puis glisser sur mon ventre, remonter sur mon torse, puis la main glissa vers mon bras, qu'elle suivit jusqu'au bout avant de
remonter sur mon épaule, et d'atteindre mon cou, qu'elle saisit délicatement, avant de basculer ma tête sur le côté. Je sentis alors l'entrée en scène de deux lèvres douces comme de la soie, qui
embrassèrent mon cou, laissant une sensation de brûlure, suivit de frissons passionnés. Puis les lèvres s'éloignèrent, et la main saisit la mienne et m'emmena dans la douche qui venait d'être
allumée. Une eau tiède mouilla mes cheveux, et ruissela dans mon dos, le long de ma colonne vertébrale avant de dévaler la chute de mes reins, et finir sa course le long de mes fesses. Hatsu
s'approcha de moi et m'embrassa encore, il passa ses bras à ma taille me resserra contre lui. Je sentis sa peau chaude et mouillée coller contre la mienne, je sentis son cœur battre contre ma
peau frémissante. Je passai mes mains dans son dos du bout de mes ongles, ce qui provoquait chez lui des frissons, et une réaction plus physique encore. Je n'étais évidemment pas non plus
insensible à ses caresses, et cela se voyait tout autant que lui. Il m'appuya contre la cloison vitrée de la douche et se pressa contre moi, la vitre était froide et son corps était chaud, des
frissons me parcouraient, et j'avais terriblement envie de lui. Je sentais une partie de son anatomie gonflée contre moi, je dirigeais ma main vers cette nouvelle parcelle. Le résultat ne fut pas
pour lui déplaire. Je le caressais et lui m'embrassait passionnément. Soudain pris d'un désir insatiable, je m'accroupissais à la hauteur de son membre. Je lus dans ses yeux qu'il allait
apprécier. Je m'amusais à embrasser ou lécher telle ou telle partie, jouant avec ses réactions et appréciations, toujours dans un but hédoniste, je cherchais à lui donner le plus de plaisir
possible. Je sentais une veine battre contre ma langue, enivré par ma création sexuellement linguale. Au bout de quelques minutes, il me releva, toujours souriant. Il me plaqua alors de nouveau
contre la vitre, mais il souleva me souleva une jambe qu'il posa contre sa hanche. Nos corps s'unirent pour la deuxième fois. En communion, nous partagions notre intimité, nos corps, nos
plaisirs. Il s'appuya toujours un peu plus sur moi, et je sentais l'intensité de son désir en moi. Il me souleva alors l'autre jambe et porta. Nous nous unîmes encore plus, toujours plus. Je
fermais les yeux pour mieux ressentir chaque parcelle de corps, chaque centimètre carré de peau, mouillé par la douche. Il me portait, tout en me donnant un plaisir immense. J'entendais sa
respiration s'accentuer, jusqu'à en devenir quelque petits gémissements de plaisir qui ne faisait qu'exciter mes sens. Pour ma part, j'en étais déjà à exprimer oralement ma jouissance, je me
sentais en vie, entièrement conscient de mon corps, entièrement réceptif au plaisir qu'il me donnait. Son souffle accélérait au rythme de ses reins, et j'accédais bientôt au summum de la
jouissance que mon corps pouvait avoir. Je sentais la sienne se déverser en moi tandis qu'il m'embrassait passionnément. Alors qu'il me reposait au sol, je lui murmurais un "merci" à
l'oreille.
Nous passâmes la nuit l'un contre l'autre, blotti entre ses bras, je songeais à ce que nous allions devoir faire pour nous sortir de cette infernale course poursuite. Mais le sommeil m'emmena
avant d'avoir pu trouver la réponse. Le lendemain, nous nous levâmes de bonne heure, bûmes notre café, et nous commencions à chercher que faire quand le téléphone de l'appartement sonna. Je
décrochais mais personne n'était au bout du fil.
Me demanda Hatsu.
- Je ne sais pas, personne ne parlait.
Il leva soudain la tête, inquiet.
- Viens vite, on décolle.
- Quoi ?
- Ils ont dû nous trouver grâce à ma carte, maintenant ils ont appelé pour voir si nous étions là, et avec un logiciel de reconnaissance vocale, ils savent déjà sûrement que c'est toi qui as répondu.
Il m'avait répondu tout en prenant ses affaires et les miennes.
Allez viens, on bouge."
Nous sortîmes de l'appartement en vitesse et fondîmes dans la masse des familles venus passer la journée au centre commercial. Hatsu se retourna et me montra du doigt la porte que nous avions franchis peu avant. Elle était désormais entourée d'hommes patibulaires.
"Tu sais où siège le centre de la police de la capitale ?
Lui demandais-je.
- Euh… oui, au Centre, comme le gouvernement. Pourquoi ?
- J'te le dirais en route, en attendant, on y va."
Et nous regagnâmes la masse d'humains.
