Quand tout commence dans l'imagination...
What is Love ?
Pourquoi ? Pour quoi ? Il est mort. Je sens son corps refroidit par la mort sur mes bras. Son souffle tiède ne chatouillera plus jamais mon cou. Ils l'ont tué, à cause de cet amour interdit. Après qu'il m'ait appris à les aimer, à les comprendre, les voilà qu'ils me reprennent cette interface sensible. Ils ont arraché à cette enveloppe corporelle la raison de continuer à garder les yeux ouverts. Tu avais tord Hatsu, les humains ne sont pas aussi gentil que tes mots. Ils m'ont privé de toi, et me voilà comme une rose sans personne pour la sentir. Je n'ai plus qu'à m'éteindre, pour que nous soyons à jamais ensemble.
Rapport de l'équipe d'investigation : Deux corps ont été retrouvé morts, l'un appartenant à un humain de sexe masculin nommé Hatsukoi ; l'autre appartenant à un Cyborg d'apparence physique mâle, identifié comme étant 001A75GD274, surnommé Yuki.La mort de l'humain est sans nul doute due à de nombreux coups portés à l'abdomen et à la tête. Quant au Cyborg, il est mort volontairement. Pour mieux déterminer la cause, nous avons téléchargé la mémoire du Cyborg que voici :
Je m'appelle 001A75GD274. Je suis né dans le service de création des intelligences artificielles
d'Aeternalia, la ville des entités mechaphysiques, ou comme nous nomment les humains, des IA. J'ai été créé dans le but d'étudier les interactions inter-humaines. D'une certaines façon, de
comprendre leurs psychés. Pour cela j'ai été doté d'une apparence humaine. Je suis ce que l'on appelle un Cyborg. Je suis un mâle, pour la simple raison qu'en terme informatique, 01 est mâle et
10 femelle. La première donnée étant 01, me voici. J'ai été conçu virtuellement pour m'intégrer au sein des humains. J'ai donc la peau blanche et les cheveux blonds très clairs, les yeux verts.
Je fais également 180 centimètres pour 65 kilogrammes.
Après l'intégration de l'histoire humaine, de leurs langues et us, je pu quitter le centre d'éducation pour véritablement intégrer l'humanité. Si à ce moment là, je n'avais pas connu mon origine,
je n'aurais jamais pu deviner ma vraie nature. Pour mieux connaître les humains, je pris un logement, un travail, et me créa des amis factices. Ainsi j'apprenais le fonctionnement des relations
humaines. J'apprenais à faire plaisir, plaisanter, rendre triste, blesser, choquer, ou bien intriguer. Généralement au bout de chaque expérience, j'été gratifié d'un "Tu n'as donc pas de
cœur ?", mais je ne comprenais pas la signification de cette phrase. Pour moi, le cœur était l'organe, et j'en étais doté, fidèle au modèle humain. Au fil du temps, je réitérais les expériences.
Si bien qu'un jour où je fis passer une humaine des rires aux larmes, qu'elle me gratifia de la phrase devenue habituelle, un vieil humain, me dit alors :
" Jeune homme, vous ne devriez pas la traiter ainsi.
Surpris je m'engageai dans la discussion.
- Qu'y a-t-il de mal dans ce traitement ?
- C'est cruel, d'ainsi la manipuler.
Je voyais dans mon interlocuteur, un traducteur des mots que je ne saisissais pas.
- Que voulait elle dire, quand elle a déclaré que j'étais dénué de cœur ?
- Mais enfin ! Vous ne vous êtes guère soucié de ses émotions ! Si vous aviez eu un tant soi peu de cœur, vous n'auriez pu le faire.
- Je ne vous saisi pas, j'ai bien un cœur qui bat dans ma poitrine.
Le vieil homme fronça un sourcil.
- Evidemment, mais cela ne fait pas de vous un humain. Le cœur qu'il vous manque, se lit dans les yeux et s'embrasse de l'âme."
Décidemment, les humains redevenaient inconnus de moi. Mais leur "cœur" semblait être symbolique. Je me relançais dans l'étude des humains. Un jour où je fus sorti avec des humains histoire des les analyser, un jeune humain me toisa. Il était un peu plus grand que mon corps, châtain et les yeux bleus. Un humain l'aurait qualifié de beau. A mes sens la qualification de beau avait autant de sens que de dire d'un miroir qu'il est créatif. La beauté est un adjectif sans valeur. Mais il dégageait autour de lui une vitalité attrayante. Remarquant que je le regardais également, il vient me s'asseoir à côté de moi au zinc d'un pub réputé. Le silence nous lia pendant de longues minutes. Puis il ouvrit ses lèvres pour déclarer :
" Comme quoi le silence n'est pas un manque à dire, vous semblez intrigué par votre environnement.
Cet humain semblait observateur. Il avait réussi à voir en moi, l'étranger que j'étais. Inquiété de cet élément, je l'interrogeais.
- A quoi le voyez vous, si je puis vous le demander ?
- Vos gestes sont trop parfaits pour être non calculés, il semblerait que vous prévoyez chaque chose comme un terme d'une équation avec un résultat au final. Vous avez, par exemple, choisi
particulièrement vos mots pour faire comprendre que la fille assise à côté de vous vous importunait tout à l'heure. Vous êtes soit très fin et faites preuve d'un grand tact réfléchi, ou alors
vous vous amusez à obtenir un résultat différent en changeant les termes.
- Vous semblez vous aussi m'avoir beaucoup observé.
Il sourit et son visage prit une teinte plus rosée.
- J'observe ce qui me plait.
Cet humain m'offrait la possibilité d'étudier des relations plus complexes, et j'étais excité à l'idée de me confronter à une entité aussi observatrice.
- Pouvons nous nous parler dans un lieu plus restrictif quant à l'audition de nos dires ?
- J'en serais ravi."
Il se leva et m'intima de le suivre. Nous entrâmes dans une pièce, contenant un canapé circulaire en velours rouge autour d'une table basse en verre. Les murs capitonnés et la lumière rouge donnaient une impression de chaleur et d'intimité. Mes cheveux paraissaient rouges, à cause de leur couleur presque blanche habituelle. Et les yeux du jeune homme, étaient de nacre. Nous nous assîmes face à face.
" Pourquoi êtes vous si tendu ? Asseyez vous de façon détendue ! Vous êtes là, les jambes droites et serrées les mains sur les genoux. De quoi avez-vous peur ?
J'avais dû prendre une pose relative au travail. Je commençais avec une erreur, il fallait que je le détourne rapidement de moi. Je me relaxais donc dans le canapé.
- Si je devais avoir peur de quelque chose, c'est de ce que vos yeux lisent en moi.
- Si vous ne cachez rien, pourquoi en avoir peur ?
Il sourit encore et ses yeux s'illuminèrent. Décidemment, cet humain arrivait assez bien à me cerner. Je souris en retour.
- Comment vous appelez vous ?
- Hatsukoi, quant à vous ?
Encore une erreur, je n'avais pas pensé à ce qu'il me demande le mien. Je devais en trouver un rapidement.
- Kyogi.
- Il ne vous va pas. Vous serez donc Yuki pour moi."
Il me regardait, il regardait à travers mes yeux. Il lisait ce que les humains appelaient mon cœur.
hann mais quel chieur que tu es quoi...
jte laisse un commentaire voilà
et en fait t'en auras AUCUN de commentaire hahaha..
Zoubiii*
j'ai vu ton blog sur celui d'inki et waouh! j'adore, c'est magnifique!
du SF yaoi, c'est vraiment bien écrit!
Tu emploi des termes précis et scientifique, tes tournures de phrases sont évoluée, le concept est original! Vraiment très belle accroche!
EN plus cetet fic à l'air triste ce qui va donc me plaire, car se sont les personnages les plus tragiques qui sont les plus profonds et attachant, n'est il pas?
bjr! je viens de decouvrir ton histoire et elle sort vraiment de l'ordinaire j'adore surtt la phrase "le coeur qu'il vous manque se lit dans les yeux et s'embrasse de l'ame" jador vraimen c'est une très belle phrase. bonne continuation et bon courage.
une fic avec des cybord... bonne idée!
en tout cas j'ador l'écriture de ton premier paragraphe!