Quand tout commence dans l'imagination...
What is Love ?
Alors que nous courrions les gens nous regardaient bizarrement, puis quand l'alarme s'enclencha, ils se stoppèrent tous et levèrent tous les yeux au plafond comme si la raison de cette sonnerie s'y trouvait. Pendant ce temps nous bousculâmes quiconque fusse sur notre passage, il fallait atteindre le tube². Bien sûr Hatsu ne savait toujours pas pourquoi nous courrions même s'il savait que n'étions pas les bienvenus ici. C'est alors que devant nous deux policiers apparurent visiblement recherchant quelqu'un. Nous eûmes juste le temps de se mettre à marcher lentement et sereinement avant qu'ils nous aient vu. Nous marchions tranquillement en prenant le soin de ne jamais montrer totalement notre visage aux policiers et nous réussîmes à les croiser sans embûche. Dès que nous sortîmes de leur champ de vision, nous nous remîmes à courir, cela me rassurait, les policiers ne savaient pas à quoi nous ressemblions. Cela nous donnait un avantage. Malheureusement, ils avaient mis en place un barrage pour vérifier les identités juste avant l'entrée du tube. Les policiers nous virent nous arrêter et quand nous nous retournâmes nous vîmes les deux policiers que nous avions dépassés tout à l'heure nous barrer la route. Ils avaient fait exprès pour nous encercler. J'entendais le bruit de freinage de l'hypertrain ce qui indiquait qu'il arrivait à quai, et miraculeusement, à ce moment là, quelqu'un qui visiblement n'avait pas envie de se faire contrôler fit du grabuge. Le moment précis où les policiers tournèrent la tête pour savoir ce qu'il se passait, je me mis à courir vers une borne de contrôle sur laquelle je m'appuyai pour enfoncer mon pied profondément dans la mâchoire d'un policier, lequel fut projeté à terre. Hatsu eu la présence d'esprit de se faufiler à ce moment là, et nous reprîmes notre course vers la rame qui allait partir. Les policiers bien sûr n'avait pas appréciés et nous poursuivaient. Nous entrâmes finalement dans la rame et nous mêlâmes à la foule compressée. Les policiers eurent fort heureusement pas le temps d'entrer. Et ce fut avec un énorme soulagement que nous sentîmes l'hypertrain se mettre en mouvement. Nous réussîmes alors à nous isoler, et je pu enfin expliquer ce qu'il se passait.
" Les humains collaborent avec les IA, ou plutôt ils n'ont pas le choix. Les IA détiennent le pouvoir, le président est un cyborg, et la société humaine a un dossier sur mon
projet et mes études…
Hatsu me regardait avec des yeux ronds, et son étonnement était palpable.
- Tu… tu es sur de tout ça ?
- Complètement.
- Il va falloir fuir…
Il était profondément pensif.
Le problème est de savoir où.
- En dehors de circuit électrique, en dehors de tout passage aérien, ou souterrain.
- En pleine forêt en quelque sorte.
- Cela serait le mieux oui."
Le train s'arrêtait dans une station et nous descendîmes pour semer les policiers éventuels.
Nous avions tout prévu et étions prêt à partir définitivement.
" Hatsu, tu es sur de vouloir partir ? Tu sais que tu peux rester, sans moi ils ne te feront rien.
- T'es sérieux ?
- Ben oui.
- Ta gueule et marche, au lieu de dire des conneries."
Je rigolais et j'exécutais. J'étais content qu'il vienne tout de même avec moi. Nous montâmes discrètement à l'arrière d'un camion de ravitaillement dans lequel nous restâmes deux jours. Après ce
laps de temps, nous sautâmes du camion et nous éloignâmes de la route. Nous marchâmes alors encore un jour a travers la forêt jusqu'au moment où nous trouvâmes un torrent. Nous remontâmes alors
la rivière jusqu'à trouver ce qu'il nous fallait. Une magnifique clairière au bord de la rivière. Nous nous trouvions à environ deux semaines de marche de toute construction humaine, rien ne
pouvait indiquer notre présence. Nous nous construisîmes une petite baraque en bois dans lequel nous vivions paisiblement, ensemble, à l'abri de tout. Du moins pour un temps…
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