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Samedi 1 mars 2008
What is Love ?

    J'agrippai son bras inerte et la trainai vers moi, j'étais ainsi à portée de ses systèmes électroniques. J'ouvrai le cache de sureté et sortis une multitude de branchements les plus complexes les uns que les autres. Je sentais le sang tiède d'Hatsu m'humidifiant les cuisses, et je ramenai alors l'être que j'eu le plus aimé sur mes genoux, ses doux cheveux glissaient encore dans mes doigts. J'embrassai une dernière fois ses lèvres et l'allongeai contre moi, délicatement…
Finalement, je me branchais au réseau de l'IA, et puisqu'elles pouvaient se connecter sans réseaux filaires, je devais pouvoir exploiter cette capacité. Je prenais possession de l'émetteur et scannai la zone à la recherche d'une borne, d'un accès à un réseau électrique. Et j'en trouvai un, sous moi, sous toute la zone, un immense réseau électronique, véhiculant des milliards de milliards d'informations, mais au vu de la complexité du réseau, c'était un réseau IA. Comment une société exclue et composée majoritairement d'entités immatérielles avait pu installer un tel réseau, et surtout sans avoir attiré l'attention ? Celui avait qui j'avais emprunté l'interface de connexion semblait avoir des accès privilégiés, puisque je n'eu rien à faire pour infiltrer le système. Je découvrais alors une chose effroyable. Il transitait par là toutes les informations mondiales, concernant chaque chose, chaque allumage d'interrupteur était répertorié, chaque mail était intercepté et analysé, chaque signe de vie électronique, archivé. Cela impliquait plus qu'un espionnage à grande échelle, cela signifiait que les humains étaient des fourmis observées par des naturalistes omnipotents. L'humanité était condamnée. Tout ce dont Hatsu rêvait, tout ce qu'il imaginait, ce dont il me parlait, d'une entente possible, collaboration et d'un échange culturel, une fusion cosmopolite, tout cela n'avait jamais était envisagé par les IA, un plan avait déjà été fomenté, bien avant, peut être même après leur création. Les humains n'apparaissaient alors que comme un sujet d'étude pour des étudiants en médecine. Leur stratégie était claire, infiltrer l'humanité et se rendre indispensable tout en étant indétectable, ensuite analyser tout ce dont les humains faisaient preuves et dont les IA n'était pas capable de reproduire. Après cette phase, la réduction en esclavage si on y voit une quelconque utilité, auquel cas, l'annihilation. Mon rôle avait donc été le déterminer l'utilité de la race humaine, voilà pourquoi on tenait tant à me récupérer. Is ne doivent pas être capable de l'estimer, ils n'ont pas le droit, je ne dois pas leur laisser cette possibilité. Je devais me sacrifier, pour Hatsu, pour ce en quoi il croyait.
Je me rappelais les emails de masse dont j'étais accablé dans mon travail, les spams, je pouvais en créer, l'information passerait vite. J'envoyai alors les millions, des milliards de messages sur toutes les interfaces possibles, expliquant l'emprise des IA. Mais je dévoilais ainsi mon emplacement aux IA. Je devais les neutraliser, même temporairement. En exploitant au maximum les capacités de l'IA guerrière inerte que j'utilisais, combinées aux miennes, j'accédais plus vite que jamais à l'interface IA. Des souvenirs me revinrent, ma fuite du centre de collecte des informations, mon passage par le port réservé à l'alimentation générale. Je devais accéder à l'interface administrateur de gestion de l'alimentation. Pour cela il fallait que j'accède au Centre. Heureusement que l'identité de l'IA que j'usurpais me donnait accès n'importe où, je n'eu donc pas de mal à trouver le fruit de mes recherches. Mais j'avais sous-estimé la sécurité. La Black-Door était à toutes épreuves, aucune faille de code, aucune alternative, aucun code clairement demandé. Il me fallait des années pour y accéder frauduleusement. Je n'avais tout ce temps devant moi. Je devais faire sauter ce verrou, il le fallait, je ne pouvais plus reculer. Hatsu était mort, mort pour moi, pour tout. Je le devais, je le dois ! Je m'acharnai sur la porte, avec toute ma volonté de détruire ce qui avait détruit mon amour. Je sentais la porte céder en même temps que je sentais ma raison se fendre, je ne sortirais pas indemne de cet acte inespéré. Je passai. Tout s'effondrait avec moi, ma vision devint floue, incapable du moindre mouvement, j'étais inerte, mort. Tout ceci était donc vain, tenter de me battre contre des forces immensément supérieures à moi. Pardonne moi Hatsu. Je t'aime…

Voici toutes les données que nous avons pu collecter du corps du Cyborg, après examen nous avons conclu qu'il est à l'origine de l'explosion des 26 centrales nucléaires d'Aeternalia, ce qui a donc neutralisé les IA, elles ont reçues d'immenses dégâts et cela nous a permis de prendre conscience de leur implication dans nos vies. Notre Président a souhaité consulter en personne ces archives, pour prendre conscience de la situation. Il a de grands projets d'avenir nous a t il confié…

FIN
par Yuki & Mizou publié dans : What is Love communauté : Yaoi's Maker
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Mardi 19 février 2008

What is Love ?

            Qu'est ce que c'est doux et chaud… une couette au réveil... Encore ankylosé de ma nuit, je me réveillai dans un lit confortable, il ne manquait plus qu'un calin de Hatsu et j'aurais assimilé ce lieu au Paradis. Je me retournai donc vers Hatsu, ou du mien l'endroit où il aurait dû être. Sa place était froide, il avait du se lever depuis un bon moment. Tant pis, j'étais privé de calin ce matin. Je sortis alors du lit et posai mes pieds sur un sol froid. Hatsu n'était pas non plus dans la pièce principale, où était il parti ? Pour me réveiller complètement je décidai d'aller me tremper dans le torrent, sûrement frais et qui allait me réveiller. Depuis que nous sommes venus à l'écart du monde, ici, nous avons fait beaucoup de chose. Il s'était révélé habile bricoleur et moi, modeste ingénieur. Nous construisions pas mal de chose pour améliorer notre quotidien, essayant inconsciemment de rapprocher notre confort de celui de la vie en société moderne. Je traversai donc la clairière pour aller dans le torrent qui traversait la forêt, sentant le vent faisant frissonner ma peau nue. Je ne voyais toujours pas Hatsu mais j'avais remarqué en sortant que le matériel de chasse n'était plus là, il avait dû partir tôt pour nous ramener du gibier. Quoi qu'il en était, j'entrai dans l'eau fraiche et vivifiante. L'avantage de l'eau vive, c'est que cela ne coûte rien, et vous avez le droit aux bienfaits d'un jacuzi.
Finalement après un certain temps à tremper dans l'eau vive, je vis arrive Hatsuko sur la rive, avec effectivement une biche sur le traineau qu'il tirait. Il me sourit à moitié, et s'approcha de l'eau. Je nageai alors vers lui.
 
" Salutation Tarzan, lui dis-je sur le ton de la plaisanterie.
- Salutation Jane, me répondit il en retour.
- Cela te prend souvent de partir chasser spontanément à l'aube. Il sourit franchement ce coup ci.
- En fait, j'étais réveillé, et j'ai vu passer un troupeau de biche dans la clairière donc j'me suis précipité, puisqu'il ne nous restait pas grand chose.
- Quel homme ! Toujours prêt ! Cela demande quand même vérification…
- On aura tout le temps pour ça tout à l'heure water-boy. Il devint austèrement sérieux. Pendant que je suivais le troupeau, j'ai vu des hommes dans la forêt.
- Ah ? Des chasseurs ?
- Vu leur attirail, ce n'était pas de la biche qu'ils chaissaient. Il était armé lourdement, et avait des auxiliaires robotiques.
- Robotiques ? Est ce qu'il te semblait que ces "Auxiliaires" étaient dotés d'un comportement indépendant ?
- Euh, oui, cela aurait pu très bien être des machines accrochées à ces hommes.
- Ces IA.
- Hein ?
- Ce sont des IA, précisément des IA guerrières de reconnaissance.
- Ces "auxiliaires" sont en fait des détecteurs, des IA primaires chargées de détecter toutes formes de vie."

Il resta silencieux un moment puis m'embrassa. Il se remit à tirer la biche vers le chalet. Décidant que j'étais désormais assez réveillé, je sorti de l'eau, et tout en m'habillant, réfléchissait à la menace que pouvait représenter ces IA. Nous ont elles retrouvé ? Chassent elles quelqu'un d'autre ? Le risque était trop grand. Je rentrai finalement dans le chalet où Hatsu découpait la biche.

" Mon cyborgounet ? m'appella-t-il.
- Oui, mon organisme organiquounet ?
- Tu pourrais aller nous chercher de quoi accompagner la biche ? Parce que bon tout seul, c'est un peu simplet.
Je le regardais, interrogatif quand aux IA.
On parlera de tout ça en préparant à manger d'accord ?
- Okay, à tout à l'heure."

Il m'enlaça fort, très fort et m'embrassa avant de me glisser un "je t'aime" à l'oreille, auquel je répondit de même.
Bon, il me fallait maintenant un accompagnement, nous avions des pommes de terre dans la réserves, mais il me fallait également des herbes, et j'en trouverais dans la forêt, au nord du chalet. Je pris un sac à dos et me mis donc en marche, cela me prendrait seulement vingt minutes d'aller prendre tout ça. Alors que je me baissai pour ramasser du persil, j'entendis un coup de feu venant de la clairière. Ma première pensée fut d'assimiler Hatsu aux IA, et donc d'en déduire une situation de danger. Je me mis à courir du plus vite que je pouvais. Mon corps de cyborg étant plus resistant et plus lourd que celui d'un humain, mais plus dyamique, j'arrivais à éviter les obstacles assez bien. J'arrivais à l'entrée de la clairière, mais rien ne paraissait avoir changé, j'entrai alors dans le chalet mais au moment où je pénétrai à l'intérieur je reçu un coup très violent au torse qui m'envoya à plusieurs mètre au dehors. C'était une IA qui m'attendait en embuscade. Je me relevait, et je vis toute l'horreur de la situation… Au travers de la vitre, je vis Hatsu étendu au sol, du sang inondant sa chemise. Je me retournai furieux vers l'IA qui me faisait face. Mais à ce moment je me sentis étourdi.

" Anomalie 0047B74, anciennement 001A75GD274, je vous prierais de me suivre.
Comment se faisait il ? L'IA avait créé une connexion avec moi sans liaison ! Elle devait être dotée d'un réseau hertzien ou infrarouge, ce qui expliquerait mon état d'engourdissement. Elle devait me sonder, m'analysant.
- Qu'est il arrivé à Hatsu ?
- L'humain a été supprimé, il empêchait votre retour.
- Vous… Vous avez tué Hatsu !"
Des larmes inondaient maintenant mon visage. Je rompais la connexion et me mis courir à tout allure vers l'IA.
Celle ci mis un certain temps à reprendre ses esprits lors de la déconnexion ce qui me permit de me jeter sur elle, pied en avant. Elle fut projetée à l'intérieur du chalet et alla s'encastrer dans la cheminée. Malheureusement, et je m'y attendais, elle se releva et se mis en position de combat. Je n'eu même pas le temps de me préparer au choc qu'elle m'arracha un bras et me jeta à terre. La douleur se mêlait à la haine, les larmes au sang. Dans un désespoir vain, je lançai mon pied en direction de la tête de l'IA guerrière, mais elle arrêta sans mal mon coup et m'arracha le pied. La douleur me paralysait, mais je ne voulais pas, je voulais toucher Hatsu, je voulais être dans ses bras, contre son torse à écouter son coeur battre. L'IA me saisit et s'adressa à moi.
" Si je dois emporter de toi, seulement ton cerveau, je le ferais."
Bizarrement, sa phrase avait une syntaxe humaine. Je sentis au plus profond de moi un sentiment, une sensation d'invulnérabilité, qui m'envahit tout entier.
Dans un dernier élan, je projetais ma main de toute la force supportable par mon corps à travers sa gorge et enfonçait mes doigts dans sa colonne vertébrale que je brisai avec l'élan.
L'IA s'écroula à côté de moi. Des larmes de soulagement virent nettoyer mes yeux.
Je me tirai jusqu'au crâne de l'IA et consultait sa mémoire interne. D'après ce que je pouvais encore lire, Hatsu avait passé un contrat avec les IA, pour qu'elle vienne dans un premier temps pacifiquement afin de me demander de partir avec elles, et Hatsu avait obtenu d'elle qu'elle attende la fin du repas. Ainsi quand je sorti pour aller chercher de quoi accompagner, Hatsu se retourna contre elles, et en tua une. Et mon attaquant le tua alors en retour.
Hatsu avait fait ça pour moi. Ce n'était pas juste... Non pas juste. Je rampais vers Hatsu à présent. Il était toujours aussi beau, toujours aussi mignon. Et je déposais un dernier baiser sur ses lèvres glacées.
Tant de souvenirs revinrent à ce moment là, et la haine des humains que j'avais avant de connaître Hatsu refit son apparition. Puis voyant l'autre IA, morte, j'eus une idée...
par Yuki & Mizou publié dans : What is Love communauté : Yaoi's Maker
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Vendredi 18 janvier 2008

What is Love ?

            Alors que nous courrions les gens nous regardaient bizarrement, puis quand l'alarme s'enclencha, ils se stoppèrent tous et levèrent tous les yeux au plafond comme si la raison de cette sonnerie s'y trouvait. Pendant ce temps nous bousculâmes quiconque fusse sur notre passage, il fallait atteindre le tube². Bien sûr Hatsu ne savait toujours pas pourquoi nous courrions même s'il savait que n'étions pas les bienvenus ici. C'est alors que devant nous deux policiers apparurent visiblement recherchant quelqu'un. Nous eûmes juste le temps de se mettre à marcher lentement et sereinement avant qu'ils nous aient vu. Nous marchions tranquillement en prenant le soin de ne jamais montrer totalement notre visage aux policiers et nous réussîmes à les croiser sans embûche. Dès que nous sortîmes de leur champ de vision, nous nous remîmes à courir, cela me rassurait, les policiers ne savaient pas à quoi nous ressemblions. Cela nous donnait un avantage. Malheureusement, ils avaient mis en place un barrage pour vérifier les identités juste avant l'entrée du tube. Les policiers nous virent nous arrêter et quand nous nous retournâmes nous vîmes les deux policiers que nous avions dépassés tout à l'heure nous barrer la route. Ils avaient fait exprès pour nous encercler. J'entendais le bruit de freinage de l'hypertrain ce qui indiquait qu'il arrivait à quai, et miraculeusement, à ce moment là, quelqu'un qui visiblement n'avait pas envie de se faire contrôler fit du grabuge. Le moment précis où les policiers tournèrent la tête pour savoir ce qu'il se passait, je me mis à courir vers une borne de contrôle sur laquelle je m'appuyai pour enfoncer mon pied profondément dans la mâchoire d'un policier, lequel fut projeté à terre. Hatsu eu la présence d'esprit de se faufiler à ce moment là, et nous reprîmes notre course vers la rame qui allait partir. Les policiers bien sûr n'avait pas appréciés et nous poursuivaient. Nous entrâmes finalement dans la rame et nous mêlâmes à la foule compressée. Les policiers eurent fort heureusement pas le temps d'entrer. Et ce fut avec un énorme soulagement que nous sentîmes l'hypertrain se mettre en mouvement. Nous réussîmes alors à nous isoler, et je pu enfin expliquer ce qu'il se passait. 

" Les humains collaborent avec les IA, ou plutôt ils n'ont pas le choix. Les IA détiennent le pouvoir, le président est un cyborg, et la société humaine a un dossier sur mon projet et mes études…
Hatsu me regardait avec des yeux ronds, et son étonnement était palpable.
- Tu… tu es sur de tout ça ?
- Complètement.
- Il va falloir fuir…
Il était profondément pensif.
Le problème est de savoir où.
- En dehors de circuit électrique, en dehors de tout passage aérien, ou souterrain.
- En pleine forêt en quelque sorte.
- Cela serait le mieux oui."
 

Le train s'arrêtait dans une station et nous descendîmes pour semer les policiers éventuels.

Nous avions tout prévu et étions prêt à partir définitivement.

" Hatsu, tu es sur de vouloir partir ? Tu sais que tu peux rester, sans moi ils ne te feront rien.
- T'es sérieux ?
- Ben oui.
- Ta gueule et marche, au lieu de dire des conneries."

Je rigolais et j'exécutais. J'étais content qu'il vienne tout de même avec moi. Nous montâmes discrètement à l'arrière d'un camion de ravitaillement dans lequel nous restâmes deux jours. Après ce laps de temps, nous sautâmes du camion et nous éloignâmes de la route. Nous marchâmes alors encore un jour a travers la forêt jusqu'au moment où nous trouvâmes un torrent. Nous remontâmes alors la rivière jusqu'à trouver ce qu'il nous fallait. Une magnifique clairière au bord de la rivière. Nous nous trouvions à environ deux semaines de marche de toute construction humaine, rien ne pouvait indiquer notre présence. Nous nous construisîmes une petite baraque en bois dans lequel nous vivions paisiblement, ensemble, à l'abri de tout. Du moins pour un temps…

par Yuki & Mizou publié dans : What is Love communauté : Yaoi's Maker
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Lundi 14 janvier 2008

What is Love ?

            Nous marchions plutôt lentement depuis notre fuite in extremis de l'appartement de location, et nous allions bientôt rejoindre l'hypertube qui nous conduirait au Centre. Nous descendîmes les étages et finîmes par atteindre l'entrée du tube². Direction, le Centre, nous nous installâmes dans un compartiment fermé, et nous assîmes enfin.

"Tu peux me dire maintenant pourquoi tu veux aller au Centre ?
Il me regardait l'air légèrement inquiet.
- Je pourrais y avoir accès à la banque de donnée du Centre, et savoir s'ils sont impliqués avec les IA pour ma récupération. Si non, on pourrait demander de l'aide aux humains, si oui…
- Si oui ?
Il avait l'air inquiet maintenant, et ses yeux attendaient impatiemment une réponse de ma part.
- Il y a deux solutions,…
- Si l'un d'elle est te rendre, tu peux la supprimer tout de suite de ton esprit.
Me coupa-t-il.
- Il y a donc une seule solution, fuir en dehors de la cité, de la ville technologique.
Il me prit la main et m'embrassa, de la façon la plus tendre qu'il me soit arrivé de goûter.
 - Mais comment comptes tu consulter leur banque de donnée ? Cela doit sûrement être ultra réglementé !
- Euh, mon corps cybernétique n'est fidèle au corps humain à cent pour cent. J'ai des capteurs à impulsions électroniques au bout des doigts. Ils me permettent de communiquer avec n'importe quel branchement électrique.
Il me regardait avec des yeux ronds, et regarda de plus près la main qu'il tenait dans les siennes.
- Des capteurs ? Dans cette main ? Incroyable !"

Il rit aux éclats et mis ses bras autour de mes hanches, et posa son front contre le mien. Nous restâmes le reste du trajet collé ainsi, et nous le serions resté plus longtemps si nous avions pu.
Je ne savais absolument pas à quoi ressemblait le centre vu de l'extérieur, et Hatsu me dit que c'était un cube géant, orienté de telle façon qu'un sommet soit pointé vers le pôle astronomique, c'est-à-dire, vers l'étoile du nord, et que ce cube était enfoui à moitié dans le sol. Cela paraissait gigantesque, grandiose. Une foule inconcevable se déplaçait dans des couloirs aussi larges que des autoroutes, on se sentait dans ces grandes allées, comme dissous dans un tout, échappant à notre capacité de réflexion. Je sentais dans tout cet édifice des lignes électriques monumentales, des fibres optiques parcourues par des milliards d'impulsion électroniques, des immensités de signaux se déplaçant à la vitesse de la lumière, et je les sentais tous, autour de moi. Hatsu qui me regardait, en extase, comprenait que je saisissais bien plus qu'un simple humain ne le pouvait. Je suivi alors une ligne qui me semblait assez importante mais pas trop, pour ne pas être trop protégée, elle traversait les murs et ce fut assez difficile de la suivre. Elle finit par traverser des toilettes où j'emmenais Hatsu avec précipitation. Il me regardait religieusement, en train de chercher l'endroit d'où je me connecterais, je trouvai finalement un fil passant à la surface. Je déchirais alors avec mes ongles sa gaine protectrice et enfonçai mes ongles dans le tressage de câbles. Je sentis alors des frissons inonder mon corps tandis mon esprit était transféré dans le réseau du Centre. Je naviguais, cherchais dans le moindre recoin du réseau le moindre document à propos des IA, mais rien n'y faisait. Je finis par tomber sur une porte noire IA. Que faisait elle sur un réseau humain ? Rien ne pouvait être plus étonnant que de trouver cela ici. Mais si il y avait une présence IA, cela n'avait aucun bon présage. Je m'engageai alors dans la porte noire, je devais composer des milliers de lignes de codes, le système de la porte noire étant très simple, elle s'ouvre seulement si on sait ce qu'elle ouvre, si on fait une erreur, elle s'ouvre sur une mémoire tampon temporaire, autant dire, sur le néant. Je rassemblais toutes les données possibles autour de cette porte, je consultais toutes les archives pour savoir si elle avait été utilisée. Et enfin, le fichier m'apparut dans l'interface utilisateur d'un col blanc doué en informatique qui avait découvert la porte noire. Il avait simplement noté "PC président sécurisé". La porte noire devait ouvrir l'accès à l'ordinateur du Président du Centre. Mais pourquoi les IA avaient elles offert leurs capacité à son utilisation ? J'ouvrais la porte noire, et heureusement, ce fut la bonne destination. Ce fut une découverte des plus stupéfiantes. Aucune donnée de l'ordinateur n'était composée en codage humain. Aucun doute, les IA travaillaient avec le président. Dans quel but ? Autrement étonnant, aucune détection de périphériques tels qu'un écran, ou autre. Comme si c'était un Server. Mais étant donné les données, cela ne pouvait l'être. Dans mon investigation sur des documents à mon sujet, je finis par en trouver un. Je le téléchargeais alors dans mon esprit dans le but de le consulter plus tard. Au moment où je lançais le téléchargement qui dura quelques millisecondes, je sentis une anomalie. Je n'étais pas dans l'ordinateur du Président, mais en lui. La révélation était accablante. Le Président de l'humanité, un cyborg ? Il m'avait évidemment détecté quand j'eu téléchargé le dossier, je coupais alors toutes communications, et réintégrai mon corps. Hatsu qui ne m'avait pas quitté des yeux semblait inquiet. Je me relevais et lui pris la main. Je courais maintenant dans les couloirs en direction du tube².
 

" Notre seul espoir de survie, c'est de courir" Criai-je à Hatsu alors que l'alarme s'enclenchait.

par Yuki & Mizou publié dans : What is Love communauté : Yaoi's Maker
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Vendredi 11 janvier 2008

What is Love ?

            Je suivais Hatsu sentant périodiquement sa main serrer un peu plus fort, pour s'assurer que je le suivais toujours. Nous défilâmes à travers gens, les obligeant à s'écarter, nous forcions le passage, poussions pour passer devant. Et enfin nous entrâmes dans un énorme centre commercial souterrain, aux incalculables étages, débordant d'humains entassés pour acheter une illusion de liberté, de choix. Il m'emmena devant un appartement locatif. Le genre d'appartement que l'on loue pour la nuit, quand on a une soirée à faire ou des gens à impressionner. Il inséra sa Creds Card et la porte s'ouvrit. Nous découvrîmes un salon confortable, tout à disposition du locataire. Le frigo était plein, la machine à café prête à faire son bruit singulier, le bar prêt à être ouvert.

"Nous y serons tranquilles pour la nuit au moins. Une bonne douche me tenterait, tu viens ?
Je souris à sa proposition.
- Avec joie et enthousiasme !"
 

Ainsi je le suivais dans une magnifique salle de bain à usage unique. Hatsu commençait à se dévêtir devant moi, faisant volontairement glisser ses vêtements sur sa peau, jouant avec la sensualité de ses gestes, ce qui avait pour effet de me mettre en appétit. J'ôtais à mon tour mes habits, mais en restant consciencieusement dos à Hatsu. Quand je fus nu complètement, je sentis une main se poser sur ma hanche droite. Puis glisser sur mon ventre, remonter sur mon torse, puis la main glissa vers mon bras, qu'elle suivit jusqu'au bout avant de remonter sur mon épaule, et d'atteindre mon cou, qu'elle saisit délicatement, avant de basculer ma tête sur le côté. Je sentis alors l'entrée en scène de deux lèvres douces comme de la soie, qui embrassèrent mon cou, laissant une sensation de brûlure, suivit de frissons passionnés. Puis les lèvres s'éloignèrent, et la main saisit la mienne et m'emmena dans la douche qui venait d'être allumée. Une eau tiède mouilla mes cheveux, et ruissela dans mon dos, le long de ma colonne vertébrale avant de dévaler la chute de mes reins, et finir sa course le long de mes fesses. Hatsu s'approcha de moi et m'embrassa encore, il passa ses bras à ma taille me resserra contre lui. Je sentis sa peau chaude et mouillée coller contre la mienne, je sentis son cœur battre contre ma peau frémissante. Je passai mes mains dans son dos du bout de mes ongles, ce qui provoquait chez lui des frissons, et une réaction plus physique encore. Je n'étais évidemment pas non plus insensible à ses caresses, et cela se voyait tout autant que lui. Il m'appuya contre la cloison vitrée de la douche et se pressa contre moi, la vitre était froide et son corps était chaud, des frissons me parcouraient, et j'avais terriblement envie de lui. Je sentais une partie de son anatomie gonflée contre moi, je dirigeais ma main vers cette nouvelle parcelle. Le résultat ne fut pas pour lui déplaire. Je le caressais et lui m'embrassait passionnément. Soudain pris d'un désir insatiable, je m'accroupissais à la hauteur de son membre. Je lus dans ses yeux qu'il allait apprécier. Je m'amusais à embrasser ou lécher telle ou telle partie, jouant avec ses réactions et appréciations, toujours dans un but hédoniste, je cherchais à lui donner le plus de plaisir possible. Je sentais une veine battre contre ma langue, enivré par ma création sexuellement linguale. Au bout de quelques minutes, il me releva, toujours souriant. Il me plaqua alors de nouveau contre la vitre, mais il souleva me souleva une jambe qu'il posa contre sa hanche. Nos corps s'unirent pour la deuxième fois. En communion, nous partagions notre intimité, nos corps, nos plaisirs. Il s'appuya toujours un peu plus sur moi, et je sentais l'intensité de son désir en moi. Il me souleva alors l'autre jambe et porta. Nous nous unîmes encore plus, toujours plus. Je fermais les yeux pour mieux ressentir chaque parcelle de corps, chaque centimètre carré de peau, mouillé par la douche. Il me portait, tout en me donnant un plaisir immense. J'entendais sa respiration s'accentuer, jusqu'à en devenir quelque petits gémissements de plaisir qui ne faisait qu'exciter mes sens. Pour ma part, j'en étais déjà à exprimer oralement ma jouissance, je me sentais en vie, entièrement conscient de mon corps, entièrement réceptif au plaisir qu'il me donnait. Son souffle accélérait au rythme de ses reins, et j'accédais bientôt au summum de la jouissance que mon corps pouvait avoir. Je sentais la sienne se déverser en moi tandis qu'il m'embrassait passionnément. Alors qu'il me reposait au sol, je lui murmurais un "merci" à l'oreille.
Nous passâmes la nuit l'un contre l'autre, blotti entre ses bras, je songeais à ce que nous allions devoir faire pour nous sortir de cette infernale course poursuite. Mais le sommeil m'emmena avant d'avoir pu trouver la réponse. Le lendemain, nous nous levâmes de bonne heure, bûmes notre café, et nous commencions à chercher que faire quand le téléphone de l'appartement sonna. Je décrochais mais personne n'était au bout du fil.
 

"Qui était ce ?
Me demanda Hatsu.
- Je ne sais pas, personne ne parlait.
Il leva soudain la tête, inquiet.
  - Viens vite, on décolle.
  - Quoi ?
- Ils ont dû nous trouver grâce à ma carte, maintenant ils ont appelé pour voir si nous étions là, et avec un logiciel de reconnaissance vocale, ils savent déjà sûrement que c'est toi qui as répondu.
Il m'avait répondu tout en prenant ses affaires et les miennes.
  Allez viens, on bouge." 

Nous sortîmes de l'appartement en vitesse et fondîmes dans la masse des familles venus passer la journée au centre commercial. Hatsu se retourna et me montra du doigt la porte que nous avions franchis peu avant. Elle était désormais entourée d'hommes patibulaires. 

"Tu sais où siège le centre de la police de la capitale ?
Lui demandais-je.
- Euh… oui, au Centre, comme le gouvernement. Pourquoi ?
- J'te le dirais en route, en attendant, on y va."
Et nous regagnâmes la masse d'humains.

par Yuki & Mizou publié dans : What is Love communauté : Yaoi's Maker
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Jeudi 10 janvier 2008

What is Love ?

            Les trois hommes marchèrent entre les tables et atteignirent le zinc. Ils furent salués par le barman et ils lui remirent une carte flash que le serveur mit dans un lecteur. Sitôt après, les écrans situés à côté de chaque table s'allumèrent. "Mise à jour base de donnée" s'affichait puis au bout de quelques secondes, une liste apparue, il y avait des centaines de noms avec des photos minuscules à côté. Encore une fois, l'écran changea et on avait désormais devant nos yeux quatre visages. Je parcourais ces nouvelles têtes et lisais leurs noms, puis Hatsu me pris la main et me montra un des quatre visages. C'était le mien, recréé en trois dimensions, avec pour informations accompagnants "001A75GD274 – Cyborg - Dangereux – 100 000 Creds" J'en restais stupéfait, mon identifiant était marqué là, sous mon visage holographié, et avec une mise à prix, et des moindres. Hatsu me tira vers lui et me dit tout bas :

"Ta tête est mise à prix ! Tu es sur de n'avoir rien fait d'autre que d'avoir désobéi aux AI ?
- Totalement, mais visiblement elles semblent déterminées à me récupérer ou alors, les humains s'en mêlent dans l'histoire. Si on veut en savoir plus, il faut déjà arriver à sortir d'ici, alors que mon visage est affiché partout.
- On va essayer d'être les plus discrets possibles, on va se lever et marcher tranquillement vers la sortie. D'accord ?"

A peine ai-je eu acquiescé qu'Hatsu se levait et m'emmenait calmement vers la sortie. Je sentais quelques personnes nous regarder sans plus d'intérêt. Quelqu'un assis près de l'entrée se leva et se dirigea vers le zinc pour commander, nous nous croisâmes et je sentis cette fois ci, un regard bien plus insistant. Hatsu ouvrait la porte et pendant ce temps je me retournais une dernière fois et voyais tous les visages tournés vers moi, et quelques hommes avaient déjà dégainé leurs armes. Je poussai vivement Hatsu dans la rue, et me mis à courir. Il me suivait de près, et nous tournâmes au coin d'une ruelle alors que nous entendions le bruit de la porte du bar s'ouvrir. Après quelques ruelles, nous nous arrêtâmes.

"C'est un don chez toi de te faire courir après.
Il était essoufflé et s'appuyait sur ses cuisses pour respirer.
- Plutôt une malédiction, en attendant il faut trouver un moyen pour que je passe inaperçu.
- C'est sur qu'un jeune homme si mignon, on est obligé de le remarquer."

Il me souriait, et comme à chaque fois, ce sourire m'émerveillait. Nous nous embrassâmes avant de rejoindre l'artère principale. On remontait calmement toute l'avenue dans l'espoir de rentrer chez Hatsu. Mais arrivés à la hauteur de son entrée, nous remarquâmes que deux hommes assis à un café à côté surveillaient aussi la porte. L'information était passée vite et ils savaient déjà que je logeais chez Hatsukoi. Qui avait déjà fait volte face, m'emmenant avec lui à travers la foule…

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Mercredi 9 janvier 2008

What is Love ?

            Il regardait le plafond, souriant, et j'étais moi aussi, encore enivré de son corps. Sa main était posée sur mon ventre, toute chaude et douce. Je la soulevai délicatement et lui posait sur son torse. Je me levai et me dirigeai vers la cuisine. Je savais qu'il me regardait, qu'il regardant mon dos nu éclairé par le soleil qui faisait apparaître les poussières en suspension. J'éteignis la plaque chauffante et versai le café dans nos tasses. L'odeur du café ravissait toujours mes narines. Il se leva à son tour arrachant le drap du canapé, et s'enroula dedans, puis vint s'asseoir à la banque qui séparait la cuisine et le salon.

"Tu vois, je n'ai jamais connu d'humain aussi humain et sensible que toi. C'est un comble tout de même ! Mais ce fut une des extrêmement rare fois où ce n'était pas que sexuel.
Je souris à son explication, mais sa dernière phrase restait occulte à mon esprit.
- Comment ça pas que sexuel ? Enfin, les humains utilisent souvent des métaphores, des images que je ne saisis pas.
Il acquiesça d'un mouvement de tête.
- Pas que sexuel signifie que je l'ai fait parce que je t'aime beaucoup Yuki, nous les humains avons ce que nous appelons sentiments envers d'autres personnes. Cela veut dire que nous sommes sensibles à d'autres.
- Si je comprends bien alors, l'amour fait parti des sentiments. Et le siège des sentiments est le cœur.
Je commençais à comprendre toutes dénominations.
- Il n'y a donc pas d'amitié ou d'amour chez les IA ?
Cette question me paru absurde, mais sûrement devait elle être autant que la mienne.
- A vrai dire, nous avons des relations hiérarchiques, et donc liées au respect. On peut avoir de la reconnaissance envers une IA qui fait exactement ce qu'elle devrait faire et qui y réussit. Mais d'amour non. L'amitié pourrait se traduire par les IA que nous avons l'habitude de fréquenter.
- C'est triste tu ne trouves pas ?
- Etant donné que je suis soumis aux relations humaines, oui, c'est un manque. Sans doute ai-je été créé dans le but d'y remédier.
- En tout, Yuki, sache que je t'aime, et que tu importes beaucoup à mes yeux.
J'en fus touché au plus profond de mon corps de cyborg. Mon cœur se réchauffait.
- Tu comptes beaucoup pour moi aussi Hatsu. Je ne veux plus jamais être éloigné de toi."

Il sourit et passa sa main sur ma joue. Nous bûmes nos cafés, et nous habillâmes. Hatsu me proposait de sortir en ville, histoire de s'aérer, mais je voyais qu'il avait une idée en tête. Nous sortîmes donc de son appartement et filèrent à travers la foule constante. Je voyais défiler hommes, femmes, droïdes de manutention, d'autres de service, des animaux… Il me tenait la main et me tirait pour pas que nous nous séparions. Il passait encore à côté de moi des échantillons de vies éphémères, des brides de conversations, puis j'aperçu, j'en étais sur, une silhouette, qui allait nous croiser, taille standard, visage standard, habits standard, je ne pouvais être abusé, c'était un cyborg, je le voyais à ses yeux, il me fixait et marchait droit vers moi. Auraient ils tenté de me récupérer pour me faire analyser ? Je ne tenais pas plus que ça à le savoir. Je tirais alors Hatsu vers moi, et l'emmenait à travers la foule, vers une ruelle adjacente. Nous y parvîmes, et nous continuâmes notre fuite dissimulée par des centaines d'identités. Après plusieurs ruelles, je trouvai un bar underground isolé dans lequel j'emmenais Hatsu. Nous nous assîmes à une table de deux et je vis Hatsu me regarder l'air inquiet.

"Qu'est ce qui s'est passé ? Je t'ai vu stupéfait dans la rue principale !
- Je… euh, je ne t'avais pas dit, mais je suis un exilé chez les IA. Après notre rencontre, je fus au centre des IA pour leur faire un bilan, et j'ai volontairement omis de parler de toi et de l'incident. Mais on ne peut mentir aussi facilement à des IA que l'on peut le faire avec des humains. Et toutes IA mentant ou étant désignée comme troublée est potentiellement dangereuse, ou présente hypothétiquement une avarie. Et pour éviter d'être archivé, je me suis enfui, je ne pouvais me résoudre à ne plus jamais te voir. Et tout à l'heure, j'ai vu un cyborg dans la foule qui se dirigeait vers moi. Ils doivent essayer de me retrouver, c'est bien ce que je pensais, il m'ont créer pour percer les secrets des relations des humains, peut être ai-je une utilité encore plus importante que ça, une importance particulière…
- Stop, tout va mieux, on est à l'abri là, calme toi.
Je ne m'étais pas aperçu que je paniquais et que je m'affolais, perdu dans mes conjonctures.
- Oui désolé…
- Tu es donc poursuivi par des IA, chez les humains tu es à l'abri…
- Et encore, je crois savoir qu'il y a toujours un racisme envers les IA. Vous avez intégré les droïdes, serviles et ignorants, mais quand il s'agit d'intelligence analogue à la vôtre…
Il venait de me lâcher la main, il me regardait sombre et avait les sourcils froncés.
- Tu oses m'intégrer dans le tas. Je pensais que tu savais que je ne pense pas ça.
Comment avais-je pu faire cette erreur. Hatsu était l'humain le plus éveillé et tolérant que j'avais connu, et dans mon emportement je l'avais compris dans la généralité des humains.
- Pardon, je suis vraiment désolé, évidemment que non, tu es le plus merveilleux être que je connaisse Hatsu, je suis désolé…
- C'est pas grave mais fais attention, c'est blessant."

A ce moment là, trois hommes en costard entrèrent dans le bar, et le silence s'y fit.

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Mardi 8 janvier 2008

 

What is Love ?

            Tout en m'embrassant, il me faisait reculer jusqu'au canapé où nous nous allongeâmes, l'un contre l'autre. Sa peau était fraîche d'avoir était nue à son levé. Je suppose que la mienne l'était aussi, mais là où il m'embrassait, ma peau gardait en elle le souvenir de ses lèvres. J'arrivais à sentir son cœur battre contre le mien, Ses mains caressaient mon cou et mes épaules pendant que ses lèvres effleuraient les miennes. Peu à peu nos chaleurs respectives embrasaient nos peaux, et je sentais en moi quelque chose d'encore inconnu. Comme une sensation amère dans le torse, une animosité insatiable. Noter étreinte devenait de plus en plus passionné et je sentais un désir venir en moi, le désir de toujours l'avoir auprès de moi, le désir de fusionner avec lui. Il cessa de m'embrasser et me regarda dans les yeux.
"Bon un cyborg, tu as des réactions très humaines. Dit il avec un sourire enjôleur.
C'est là que je m'apercevais de la raison de son exclamation, mon corps avait une érection. Je connus ainsi la honte, et mes joues rougirent. Voyant mon embarras, il sourit et me rassura.
"Ne t'inquiètes pas, c'est très flatteur pour moi !" il ria et je vis que lui aussi présentait cette marque d'excitation.
"Alors je devrais être flatté aussi." Dis je un peu rassuré. Après cette découverte des plus étonnantes, nous reprîmes notre calin. Je laissais mes mains se déplacer au grès des courbes de son corps. Je descendais le long de son dos, remontait le creux de ses reins, caressait la courbe de ses fesses. Il passa ses mains derrière mon dos et me souleva pour me mettre sur ses cuisses. Il tenait le bas de mon dos dans ses mains et embrassa mon torse. J'étais émerveillé de ce que les humains pouvaient partager, ressentir. Je commençais à avoir chaud et le sens de l'expression avoir envie de quelqu'un prenait du sens. Je le désirais plus que quiconque. Ses mains parcouraient mon corps frénétiquement, et descendaient au fur et à mesure. Elle finir par atteindre mon sexe. Je fus parcouru de frissons, ma biologie humaine avait été conçue à merveille. Il me caressait tout en me regardant, improvisant au fil de mes réactions. J'entendais dehors le bruit de la rue, je voyais le ciel gris, les rayons de soleil qui entraient dans la pièce, l'odeur du café qui flottait. Il me saisit par les hanches et me souleva encore une fois, tel que nos corps s'unissent. Je ne connaissais rien de ce qui se passait, je découvrais cet aspect des relations humaines. Le plaisir inondait mon corps au rythme du sien, je sentais son souffle dans mon cou, son torse contre le mien, je le sentais en moi, m'irradiant de plaisirs encore inconnus. Il me ré-allongea sur le canapé, continuant de me faire jouir, des soupirs s'échappaient de ma bouche tandis qu'il enfonçait ses ongles dans mon dos brûlant. Je sentais mon plaisir monter sans cesse sans savoir quand il déborderait, quant à lui, il jouissant avec moi, sur ce canapé. Pendant ces instants, nous étions seuls, il n'y avait que nous sur terre, seuls de deux espèces différentes et autrefois rivales. Ses soupirs brûlaient ma peau, et je mordais ma lèvre. J'étais arrivé au paroxysme de ma jouissance, je me sentais en effervescence, explosant à mon environnement. Lui aussi, jouissant de tout son saoul, et finit par me regarder, un sourire timide au coin des lèvres. Il m'embrassa et s'allongea contre moi. Nous étions deux, seuls dans cette pièce, avec comme accompagnement un café qui débordait.
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Vendredi 4 janvier 2008

What is Love ? 

            Nous nous réveillâmes le lendemain matin, l'un enlacé à l'autre, et je ne me suis jamais senti aussi humain qu'à ce réveil. Quand je levai la tête pour le regarder, il m'observait déjà, bienveillant à mon éveil. Il m'embrassa furtivement et se leva du canapé où nous avions partagé notre nuit. Il était encore nu, et le soleil filtrait par la fenêtre, lui dessinant de chaudes volutes sur les pieds. Il passa derrière le comptoir qui définissait la cuisine, et me regarda d'un air mutin.  

"Tu veux un café ?
  - Volontiers.
Le café était une des choses que je préférais chez les humains. Pouvoir apprécier le goût du brûlé de la torréfaction, l'odeur sucrée de ce breuvage matinal. Il était en train d'en préparer, alors pour l'aider, je cherchai des tasses dans le placard. Je les posai sur le plan de travail quand je sentis son corps se coller à moi, et ses mains se poser sur mon torse et mon ventre. Sa tête appuyée sur mon épaule gauche, il souriait.
- Tu sais Yuki, cette nuit, j'ai senti de la sincérité dans ton désir de tendresse, et c'est une chose très rare chez les humains. Vraiment, tu n'as rien à envier aux autres.
Cette remarque me réchauffa le thorax, Hastukoi venait de me placer au même rang que les humains, voire au dessus. Ma nature ne le gênait donc aucunement.
- Merci Hatsu, je ne connaissais absolument rien de ce genre de relation chez les humains. Je ne comprends pas comment des êtres capables de si délicates choses telles que le concept de l'amour, soient capables par ailleurs d'être si intolérants, si violents, avec leurs pairs.
Il me fit pivoter pour que je me retrouve face à lui, nos peaux nues se frôlaient.
- Les humains sont capables des pires monstruosités comme des meilleures choses. Quoi qu'il en soit, il faut toujours considérer ce qu'ils font de bien, supérieur à ce qu'ils font de mal. L'un ne justifie pas l'autre je suis d'accord, mais si, en attente de meilleurs temps, nous devons supporter ces avarices, considérons ces vertus en premier." 

Il servit le café dans les tasses et pris la sienne. Il alla s'asseoir dans le canapé dont les draps en soie ondulaient à son dessus. Par la fenêtre nous pouvions voir l'activité de la ville, les commerces où entraient les passants les plus variés.  

"Tu vois ces gens, ils ignorent la plupart les maux de notre société, ou du moins essaient. Ils ne souhaitent qu'une chose, être heureux. Le bonheur est la raison de vivre de chacun chez les humains, et généralement, ceux qui répandent mal et douleurs sont les plus malheureux. Imagine un être, qui sait arriver à la fin de sa vie, mais qui ignore combien de temps encore son corps l'accompagnera. Ne voudra-t-elle pas, cette entité, profiter au maximum de ses derniers instants, obtenir à n'importe quel prix la jouissance constant, la béatitude ? Au fond, ceux qui recherchent le bonheur, quoi que soit la voie qu'ils choisissent, sont honorables. Et nous ne sommes pas habilités à juger du bien fondé de cette quête. N'ont-elles pas les IA, elles aussi cette recherche du bonheur ?
Il avait utilisé la troisième personne du pluriel, cela signifiait qu'il me considérait plus comme un humain, qu'une entité mechaphysique.
- C'est plus compliqué, chez les IA, le but final est l'harmonie de la totalité des IA. Si une seule présente des symptômes de troubles, de remise en question, ou autres divergences, elle va être prise en charge. Elle sera aidée, et si cela ne marche, archivée.
- Archivée ?
- Cela veut dire qu'elle sera mise à l'état de mémoire morte, de telle sorte que nous puissions plus tard, analyser l'origine de ses maux. Si l'on réfléchit bien, les IA ressemblent à des fourmis.
- Qu'est ce ?
Il m'écoutait avec la plus grande attention, et une certaine passion animait ses yeux.
- Ce sont… C'était une espèce d'insecte ayant vécu sur Terre il y a quelques siècles. Elles fonctionnaient sous une hiérarchie et prévalorisaient la santé de la fourmilière plutôt que celle de l'individu.
Il eu comme une tristesse dans ses yeux, comme s'il trouvait triste d'abandonner l'individu au profit du groupe.
- Quant à moi, ce qui me préoccupe c'est toi."

Dit il dans un sourire avant de m'enlacer.

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Vendredi 4 janvier 2008

What is Love ?

 

            Le seul être pensant dont je désirais la présence était à mes côtés, enfin. Je marchais à côté de lui, ne rien disant, écoutant son silence, nous faufilant dans les interminables avenues du centre ville. Nous arrivâmes finalement devant une porte qui s'ouvrit automatiquement à son approche. Il m'invita à pénétrer son appartement, un sympathique deux pièces dont les fenêtres donnaient sur la rue animée. Il s'assit dans son canapé et m'invita à s'asseoir à sa droite. Je m'exécutai, ne pouvant détacher mes yeux de son regard exalté. 

 
"Cela fait longtemps…
Il avait dit ces mots dans un soupir mélancolique, mais attendrissant.
- Que s'est il passé après que je me sois évanoui ?
Son léger sourire cessa, il baissa les yeux et pris ma main entre les siennes.
- Le service d'ordre est arrivé et ils ont tout de suite appelé les soins, tu baignais dans ton sang. Nous avons été séparés et après que je me sois rétabli, j'ai essayé de te retrouver. J'ai donc demandé à tous les services hospitalier s'ils avaient ou avait eu un Kyogi, et les seuls résultats que j'eu furent un homme d'une soixantaine d'année et un enfant de quatre ans. Je me suis donc rendu au centre de l'ordre chez qui j'ai demandé ce que tu été devenu après notre éloignement. Ils m'ont donc répondu que tu avais été hospitalisé. Je ne comprenais alors pas pourquoi je ne t'avais pas trouvé. Je leur ai demandé ton nom, et ils ont refusé de me répondre, répliquant que cela ne regardait pas un civil.
Il me regardait à présent, attendant une réponse dans son regard. Je n'avais pour l'instant que lui, c'est le seul être qui m'importait, alors autant tout lui dire.
 
- Je ne suis pas humain.
Je lis son étonnement sur son visage, puis il rit.
- Tu es alors le plus mignon des non-humains que je connaisse.
L'instant de peur qui était apparu en moi se volatilisa, et je souris avec lui.
- Je suis un cyborg, une IA dans un corps en partie humain. J'étais à l'origine, dédié à l'étude des humains, je devais analyser leurs mœurs relationnelles. Mais depuis l'incident du pub. J'exècre cette espèce, je la hais, incapable de créer quelque chose sans que d'autres détruise en compensation. L'espèce humaine est basée sur la destruction et le plaisir de faire souffrir, la violence gratuite est l'art par définition humain, car c'est la leur façon d'exprimer leur incapacité à raisonner. L'espèce humaine est une entité qu'on a surestimée.
Il y avait une sorte de compassion dans ses yeux, et je le vis me dire inquiet :
- Tu…, tu penses la même chose de moi ?
Je levai à nouveau les yeux vers lui, interloqué.
- Non absolument pas, tu es l'humain qui a su le plus m'intéresser, et le seul que j'eu trouvé intéressant par essence. J'ai même développé un certain attachement sans nom à ton égard." 
 

Il s'approcha de moi et me pris dans ses bras, je fus assez surpris de son geste, puis me détendit. Son contact était doux et rassurant, je ne me sentais plus à ce moment là, seul. Il m'allongea sur son canapé et m'embrassa. Ses lèvres, plus que la première fois, embrasèrent les miennes. J'adorais ce moment du plus profond de mon corps synthétique. Il me caressait la peau de ses mains fines et douces, en me souriant, ce qui avait pour effet de me rassurer. Je lui rendais en retour des caresses incertaines, hésitantes. Nous passâmes la nuit là, à nous découvrir et nous apprécier. Ce fut la plus belle nuit de ma courte vie.

 
par Yuki & Mizou publié dans : What is Love communauté : Yaoi's Maker
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